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Leezam part en Chine, à la rencontre des principaux acteurs du marché du livre numérique

Lundi, juin 21st, 2010

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Leezam effectue un séjour d’une semaine à Pékin, du 21 au 25 juin, dans la cadre d’un voyage d’étude organisé par UBIFRANCE et Cap Digital. Le programme de ces cinq jours de voyage s’articule autour du thème “Rencontre de partenariat technologique d’éducation et d’édition numérique à Pékin“.

À cette occasion, Gwendal Bihan, PDG-Fondateur de Leezam, rencontrera les représentants des principaux constructeurs de liseuses électroniques – Hanvon, APABI et Tianjin Jinke Electronics – ainsi que les éditeurs et libraires innovants de Pékin – China Citic Press, Shanda Literature, et d’autres.

Le programme de voyage prévoit également la visite de la bibliothèque de Pékin, la cinquième plus grande bibliothèque du monde, considérée comme un modèle dans le domaine du numérique. La délégation française bénéficiera également d’une réception au Ministère de l’Education chinois.

Leezam à la découverte de la technologie Made in China

L’entretien avec les représentants de la firme Hanvon constitue l’un des temps forts de ce voyage. En effet, le constructeur chinois se positionne comme le principal concurrent d’Apple sur le marché des ebook readers. Lors de la conférence de presse inaugurant le Touch B10, surnommé « iPad Killer », le mois dernier, le PDG de Hanvon n’a pas hésité à exploser une sculpture de glace représentant le logo d’Apple! Avec le Touch B10, commercialisé 500 euros, Hanvon espère conquérir le monde. La firme chinoise envisagerait même d’ouvrir un bureau en France.
En Chine, Android dépasse Apple. Le parc chinois compte 882,384 webphones Android contre 725,358 iPhones, selon un rappot de AdMob repris par San Francisco Chronicle.

Le bond en avant de l’ebook en Chine

Dans l’Empire du Milieu, la valeur de l’industrie de l’édition électronique a dépassé celle de l’édition traditionnelle, l’an dernier. La taille de l’industrie de l’édition électronique a alors atteint 75 milliards de Yuans (11 milliards de Dollars US), soit 40% de plus que l’année précédente.

Environ 2,8% des Chinois adultes ont cessé de lire quoique ce soit sur papier et sont devenus des fidèles lecteurs de livres numériques. La Chine prévoit d’ailleurs une augmentation significative des ventes de readers, passant de 800 000 en 2009 à 3 millions pour 2010. Cela représenterait une part de marché d’environ 20%. A ce rythme la Chine pourrait dépasser les Etats-Unis d’ici à 2015 pour devenir le plus grand marché de readers au monde.

Un marché encore très contrôlé

En Chine, L’Etat conserve de stricts moyens de contrôle sur l’industrie du livre par l’intermédiaire de l’Administration Générale de la Presse et des Publications (GAAP) qui travaille en liaison étroite avec le Département de « Publicité » du Comité Central du Parti Communiste. Au pays du Yuan, l’édition fait l’objet d’une attention tatillonne de la part des autorités et demeure l’un des derniers monopoles publics. La création d’une maison d’édition doit, par exemple, être approuvée par le gouvernement.

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Synthèse du TOC #1 : quel avenir pour l’auto-publication ?

Lundi, mars 1st, 2010
organisé au Marriott de Manhattan NYC EU du 22 au 24 février 2010

organisé au Marriott de Manhattan NYC EU du 22 au 24 février 2010

La conférence « Technologies Of Change for Publishing » organisée la semaine passée à NYC par Tim O’Reilly a été l’occasion d’aborder assez largement le sujet de l’auto-publication avec différents acteurs de la chaine du livre présents sur place, en vrac citons Macmillan, Barnes & Noble, Harper Collins, Random House, Google, Amazon, Apple, Adobe, Ingram ou encore le français Jouve.

A la lumière des échanges, je vous rejoins sur le fait qu’un artiste peut être, de prime abord, séduit par l’auto-édition. Les retours des premiers lecteurs, parfois assez violents et directs, sont souvent très perturbants pour l’auteur car il s’agit généralement de sa première confrontation à UN LECTORAT QUI ACHETE SON OEUVRE. Les lecteurs en veulent toujours pour leur argent et sont donc en droit d’obtenir un contenu et une expérience de lecture de qualité.

LE CONTENU, même si l’histoire intrinsèque qu’elle relate peut s’avérer géniale et « vendeuse », génère très souvent chez les lecteurs un sentiment de « non achevé » : coquilles, incohérences, faute de syntaxe, etc. Par ailleurs, parce qu’aucun site d’auto-publication n’a à ce jour été capable d’attirer une audience qualifiée suffisante et génératrice de revenus, l’EXPERIENCE DE LECTURE, l’INTEROPERABILITE, le DESIGN, l’ERGONOMIE, ou encore la PROMOTION des oeuvres sont généralement très pauvres.

Cependant, les AUTEURS A SUCCES ne sont pas logés à la même enseigne. Ils ont généralement appris, au fil de leurs précédentes publications, à produire quasiment du 1er jet des oeuvres de qualité. Ils sont par ailleurs en mesure de travailler directement avec un éditeur indépendant qu’ils connaissent puis avec un correcteur. En conséquence, le phénomène observé lors de la publication sur iPhone sous la marque « Marc Levy » du dernier roman de l’auteur à succès du même nom, a bien été confirmé au TOC sous le nom de DESINTERMEDIATION de la maison d’édition. Qui a vu la marque Robert Laffont dans l’application « La première nuit » ? Personne, elle était uniquement présente sur la couverture papier.

Après une analyse plus fine, il s’avère que cette publication numérique, bien qu’elle ait le mérite de PROPOSER, de FAIRE, n’était pas au standard de ce que sont en droit d’attendre les fans de Marc Levy. Quid de ceux qui n’ont pas d’iPhone ? Quid des BlackBerry? Qui des Google Android ? Quid des Windows Phone ? … voire celles et ceux qui n’ont pas de téléphones évolués ? Qui des lecteurs étrangers ? Il y a donc aujourd’hui une place à prendre pour une plate-forme de découverte d’artistes connus, mais aussi en devenir car ces derniers seront entrainés par les « locomotives ».

Pour décoller, cette plate-forme devra adresser 100% du lectorat, sans critère de segmentation par la technologie ou la connaissance des technologies, offrir une expérience de lecture de qualité et enfin assurer la génération de trafic et la promotion des artistes publiant sur cette plate-forme.

Mesdames Messieurs les entrepreneurs ou intrapreneurs, IL Y A UNE PLACE A PRENDRE.

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