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Synthèse du TOC #1 : quel avenir pour l’auto-publication ?

Lundi, mars 1st, 2010
organisé au Marriott de Manhattan NYC EU du 22 au 24 février 2010

organisé au Marriott de Manhattan NYC EU du 22 au 24 février 2010

La conférence « Technologies Of Change for Publishing » organisée la semaine passée à NYC par Tim O’Reilly a été l’occasion d’aborder assez largement le sujet de l’auto-publication avec différents acteurs de la chaine du livre présents sur place, en vrac citons Macmillan, Barnes & Noble, Harper Collins, Random House, Google, Amazon, Apple, Adobe, Ingram ou encore le français Jouve.

A la lumière des échanges, je vous rejoins sur le fait qu’un artiste peut être, de prime abord, séduit par l’auto-édition. Les retours des premiers lecteurs, parfois assez violents et directs, sont souvent très perturbants pour l’auteur car il s’agit généralement de sa première confrontation à UN LECTORAT QUI ACHETE SON OEUVRE. Les lecteurs en veulent toujours pour leur argent et sont donc en droit d’obtenir un contenu et une expérience de lecture de qualité.

LE CONTENU, même si l’histoire intrinsèque qu’elle relate peut s’avérer géniale et « vendeuse », génère très souvent chez les lecteurs un sentiment de « non achevé » : coquilles, incohérences, faute de syntaxe, etc. Par ailleurs, parce qu’aucun site d’auto-publication n’a à ce jour été capable d’attirer une audience qualifiée suffisante et génératrice de revenus, l’EXPERIENCE DE LECTURE, l’INTEROPERABILITE, le DESIGN, l’ERGONOMIE, ou encore la PROMOTION des oeuvres sont généralement très pauvres.

Cependant, les AUTEURS A SUCCES ne sont pas logés à la même enseigne. Ils ont généralement appris, au fil de leurs précédentes publications, à produire quasiment du 1er jet des oeuvres de qualité. Ils sont par ailleurs en mesure de travailler directement avec un éditeur indépendant qu’ils connaissent puis avec un correcteur. En conséquence, le phénomène observé lors de la publication sur iPhone sous la marque « Marc Levy » du dernier roman de l’auteur à succès du même nom, a bien été confirmé au TOC sous le nom de DESINTERMEDIATION de la maison d’édition. Qui a vu la marque Robert Laffont dans l’application « La première nuit » ? Personne, elle était uniquement présente sur la couverture papier.

Après une analyse plus fine, il s’avère que cette publication numérique, bien qu’elle ait le mérite de PROPOSER, de FAIRE, n’était pas au standard de ce que sont en droit d’attendre les fans de Marc Levy. Quid de ceux qui n’ont pas d’iPhone ? Quid des BlackBerry? Qui des Google Android ? Quid des Windows Phone ? … voire celles et ceux qui n’ont pas de téléphones évolués ? Qui des lecteurs étrangers ? Il y a donc aujourd’hui une place à prendre pour une plate-forme de découverte d’artistes connus, mais aussi en devenir car ces derniers seront entrainés par les « locomotives ».

Pour décoller, cette plate-forme devra adresser 100% du lectorat, sans critère de segmentation par la technologie ou la connaissance des technologies, offrir une expérience de lecture de qualité et enfin assurer la génération de trafic et la promotion des artistes publiant sur cette plate-forme.

Mesdames Messieurs les entrepreneurs ou intrapreneurs, IL Y A UNE PLACE A PRENDRE.

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